Le Divin En nous

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C’est ici que je vous parlerai de sujets divers et variés, mais toujours en lien avec ce qui me tient principalement à cœur: comment mieux vivre avec soi même tous les jours.

Bonjour à tous, j’espère que vous allez bien en ce début de semaine.

Je me suis réveillée ce matin avec le manque de mon papa, mais aussi de ma grand-mère. J’ai voulu m’abandonner au chagrin qui est toujours là, prêt à m’engloutir à la moindre invitation de ma part. Après quelques secondes de lamentation, je me suis souvenue de tout l’amour que ces êtres chers m’ont fait ressentir dans ma vie, tout l’amour qu’ils m’ont porté. Et je me suis sentie emplie d’une telle gratitude que je n’ai pu que dire merci au bon Dieu d’avoir fait en sorte que ce soit ces personnes aimantes qui ont fait , qui font partie de ma vie : mes parents, mes grand parents, mes frères et sœurs, mes ami(e)s proches. Et je me suis dit « quelle chance j’ai de ce côté-là ! ». J’ai ensuite imaginé un instant qu’ils ne fassent plus partie de ma vie, et cette phrase que vous voyez en titre de ce texte m’est venue à l’esprit : « ne prends pas l’amour des autres pour acquis ».

En ce moment je fais plus souvent des podcasts, mais aujourd’hui j’ai eu envie d’écrire sur ce sujet.

De quel Amour parle-t-on?

Tous les types de relation qui impliquent de l’amour sont concernées : amoureuses, familiales, amicales, filiales. Mais je pensais surtout à l’amour familial et filiale, l’amour que l’on peut tirer de ses relations avec ses parents, ses frères et sœurs quand on en a.

Les séparations sont pourtant évitables

Je me suis alors mise à penser aux prétextes bien souvent insignifiants que certaines personnes (moi y compris hein, je ne suis pas parfaite) prennent pour couper, temporairement ou définitivement, de façon plus ou moins longue, les ponts avec leur famille : il/elle m’a manqué de respect, il/elle me ne considère pas assez, ne m’aime pas assez (ou devrais-je plutôt dire ne m’aime pas comme je voudrais parce que c’est bien souvent ça le problème, on pense que notre façon d’aimer est universelle et la meilleure), il/elle m’a menti, il/elle n’a pas voulu faire tel sacrifice pour m’aider ou me soutenir, etc…. Et on s’enferme dans des justifications qui n’ont pas de sens, pour se couper du premier pilier de soutien qu’on peut avoir dans sa vie (lorsque celle-ci est une famille saine et aimante, avec ses défauts bien évidemment), mais surtout de la première source d’amour vrai.

Je ne prétends pas que toutes les familles sont parfaites, mais je dis que bien souvent notre égo nous pousse à faire une montagne d’une taupinière, et à nous embarquer dans des schémas relationnels que l’on pense être les meilleurs pour soi, mais qui bien souvent laissent des séquelles dont on ne prend conscience que bien plus tard, et parfois trop tard. Apprenons à mener nos relations de famille avec l’amour inconditionnel en tête, et surtout dans le cœur, tout en définissant clairement nos limites. Mais jamais dans le jugement.

Tout ceci, je l’ai vécu, c’est un chemin que j’ai parcouru et que je parcours toujours, car en même temps que j’évolue, ma famille aussi, car ses membres évoluent. Chacun a ses challenges personnels qui le façonnent, et définissent chaque jour un peu plus la personne qu’il/elle est. Nous nous retrouvons donc mutuellement dans une danse de l’évolution, et si l’un des danseurs stoppe son évolution pour une raison ou pour une autre, il y a un déséquilibre qui conduit à des liens familiaux intoxiqués, toxiques, voire brisés. Et ceci pour des causes qui auraient bien souvent pu être évitées.

Vous aurez peut être l’impression que je vous fais une leçon de morale, mais le sujet est très important. Il ne s’agit pas d’une leçon de morale mais d’une leçon de Vie, tirée de mes propres expériences. Et si ca peut aider ne serait-ce qu’une personne à vivre de façon plus harmonieuse avec sa famille, et bien souffrez que j’en parle 😊.

Comment y arriver?

Je vais quand même vous dire comment j’essaie de faire pour ne pas couper même quand l’envie me taraude (oui, ça m’arrive 😊) :

Premièrement un jour j’ai décidé d’apprendre à écouter dans le calme. Pas à réagir à tout ce qu’on me disait, mais juste à écouter l’autre pour vraiment comprendre pourquoi il me disait ce qu’il me disait, et voir si quelque part il n’ y avait pas un fond de vérité. Ça a été très compliqué au départ (ça l’est moins aujourd’hui), nais au final je me suis félicitée d’avoir fait cet effort. Car au-delà d’apprendre à écouter, cela m’a tout simplement permis de connaitre ma famille, et de comprendre pourquoi je les aimais. Je me suis rendue compte que je ne les aimais pas juste parce qu’on était tous nés dans la même cellule, mais parce qu’ils sont des gens aimables.

J’ai ensuite appris à délivrer mon message de façon compréhensible pour l’autre : c’était (et ça l’est toujours) très compliqué parce qu’il faut le faire sans pour autant renier sa propre personnalité. D’où l’importance de savoir identifier et poser ses limites ; cela permet de savoir ce sur quoi on ne cèdera pas dans l’échange, même si l’autre apparait « déçu ». Ainsi vous n’avez pas l’impression de faire les choses uniquement selon le bon vouloir des autres, mais plutôt que chacun y met du sien pour que les deux parties soient satisfaites. Ceci évite les frustrations qui peuvent conduire plus tard à des actes ou décisions ayant des conséquences irrémédiables.

J’ai appris à faire des compromis : on n’est pas toujours obligé d’être d’accord, mais il est important d’être heureux dans le désaccord. Chacun fait un bout du chemin et on se rejoint à mi-chemin.

J’ai appris à accepter quand l’autre a raison même si ça va à l’encontre de ce que j’aimerais, et à céder. Dieu merci personne ne possède la science infuse, et bien souvent des personnes qui ont un point de vue extérieur à ce que nous vivons peuvent être porteuses des meilleures solutions pour nous. Il faut juste apprendre à accepter sans prendre l’avis des autres pour des intrusions dans notre vie privée.

J’apprends à écouter mes ainés : ouiii bon ce n’est pas facile à admettre, mais parfois ils ont raison 😊. C’est surement l’expérience qui veut ça.

Dernière chose : quand il m’arrive de vouloir tout envoyer bouler, je m’isole un petit moment (j’essaie de ne pas faire une journée quand même, mais chacun son rythme), et je me remémore tout le bon qu’un peu de « mauvais » ne doit surtout pas gâcher.

En pratiquant cela chaque jour, en me remettant en questions et surtout en apprenant à accepter l’autre tel qu’il est (c’est si dur !), je suis petit à petit sur le chemin que je veux arpenter avec les membres de ma famille. Et ma foi ce chemin est bien agréable.

Les autres ne sont pas obligés de nous aimer, ne l’oublions pas

Quand je dis qu’il ne faut pas prendre l’amour des autres pour acquis, c’est tout simplement pour dire que nous sommes tous des êtres humains, et que des liens, ça s’entretient. Ne pensez pas que parce que c’est votre frère ou sœur chéri(e) , il/elle passera l’éponge sur tout. Ne pensez pas que parce que c’est votre mère/père ou votre enfant, il/elle vous pardonnera tout. Il faut faire des efforts, comme dans toute relation, et ne pas se draper dans sa « vertu » bienpensante et bien souvent envahissante même. Donc si vous le pouvez, contactez vos êtres chers et dites leur que vous les aimez et que vous êtes prêt à apprendre à les connaitre enfin.

J’espère que ces quelques lignes vous aideront. N’hésitez pas à commenter ou à m’envoyer un mail à askgwladys@gmail.com. J’y répondrai avec plaisir.

Des bisous !