N’élevez pas vos enfants dans la peur
Bonjour, et bienvenue dans ce nouvel article du blog LEDEN.
Aujourd’hui, nous allons parler du climat dans lequel nous élevons nos enfants.
J’ai intitulé cet article aujourd’hui n’élevez pas vos enfants dans la peur. Pourquoi ?
Moi j ‘ai été élevée dans un climat de peur. Pas un climat où on me faisait peur, ou encore où on me terrorisait, où j’étais maltraitée, non. Un climat où, à partir d’un certain âge, je dirais autour de mes 10 ans, mes parents, parce qu’ils subissaient des choses dont ils ne nous parlaient pas forcément, étaient rentrés dans un mindset de peur. Cette peur, ils la distillaient à la maison : peur des autres, peur que les autres nous fassent du mal, peur que les autres leur fassent du mal, peur de ne pas y arriver, peur d’être entre guillemets cloués au pilori, peur que les choses soient compliquées pour leurs enfants s’ils montrent réellement qui ils sont, en résumé, peur, peur, peur.
Les enfants sont des éponges

Les enfants sont très sensibles à l’environnement dans lequel ils évoluent, et très facilement influencés par les comportements de leurs parents. Les peurs et traumas sont perçus, intégrés et bien souvent répétés par les enfants. Pour ma part, j’ai vécu directement les effets de cette ambiance de peur sur la construction de mon identité. Chez moi, ce climat de peur (heureusement saupoudré d’amour, ce qui en a diminué un petit peu les effets dévastateurs), s’est décliné par résonnance en plusieurs peurs. Je ne m’en rends compte que maintenant, à l’âge adulte. En effet, plus jeune ma principale préoccupation était d’aller au bout des journées.
Donc plusieurs peurs chez moi
La plus prégnante est la peur d’être vue. Mon schéma mental et émotionnel inconscient était : « si on te voit, on va t’attaquer. Si on te voit on va te faire du mal ». Donc il ne faut absolument rien faire qui puisse faire en sorte que tu sois sous les feux de la rampe.
Ensuite s’est développée la peur de me déployer. Idem, si je me déploie, les autres vont voir qui je suis, ça va les gêner, et ils vont chercher à me faire du mal.
J’ai également développé une peur de communiquer mes vrais sentiments, de peur de déplaire aux autres, et donc d’être rejetée et de me retrouver totalement isolée.
Tout cela va de pair avec la peur d’aimer comme mon cœur en est capable, parce qu’aimer entièrement c’est risquer de souffrir lorsque l’on sera rejetée.
Je résume toutes ces peurs par la peur d’être, tout simplement en fait. Parce que si je suis moi, je serai trop pour certaines personnes, et ces personnes-là vont m’agresser, me rejeter, tout ce que vous voulez. Bref, peur, peur, peur.
Pour faire face, j’ai érigé des murs et des barrières
Et c ‘est comme ça que j’ai construit non seulement mon masque de la personnalité, basé sur la peur de tout, mais que j’ai aussi érigé des barrières parfois visibles, mais bien souvent invisibles, pour me protéger. Pour protéger mon conscient j’ai développé plein de schémas conscients de protection. J’ai développé également des schémas inconscients dont je ne soupçonne même pas l’ampleur encore aujourd’hui. Pour protéger mon cœur, j’ai développé plein de barrières autour des différents espaces de mon cœur : des barrières relationnelles, des barrières émotionnelles (je m’interdisais d’avoir des émotions sur certains sujets).
Je me suis construite sur un mode peur / barrière /protection. Résultat des courses aujourd’hui à l’âge que j’ai (celui d’une adulte complète), eh ben ça me pourrie la vie, ça me la complique. Les choses, même celles qui pourraient paraître les plus simples, sont très compliquées. J’ai envie de faire des choses, j’ai envie d’être, j’ai envie de partager. Mais les schémas inconscients et les barrières font que je bloque ces élans de partage sans même m’en rendre compte. Je bloque qui je suis sans même m’en rendre compte. Et en face, les gens reçoivent une pâle copie, ou moins, de qui je suis. Parfois même ils ne reçoivent rien. Pour schématiser, je n’arrive pas à atteindre les personnes qui auraient pu être des interlocuteurs préférentiels pour moi, et avec lesquelles j’aurais pu m’épanouir et évoluer, si j’avais été pleinement moi.
Cela a créé des limitations très impactantes
Toutes ces peurs, barrières, protections ont bloqué mon rayonnement et fermé mon cœur. Je ne rayonne pas comme je devrais, je ne suis pas à la fréquence où les gens avec qui je suis censée interagir m’attendent. Donc au final, j’envoie un message qui tombe dans le vide. Car les gens avec qui je pense que je dois interagir ne sont pas les justes destinataires de mes messages, et les justes destinataires sont hors de portée pour moi, car je ne suis pas à la bonne fréquence.
Mon message d’aujourd’hui

D’où le message que j’ai voulu faire passer : n’élevez pas vos enfants dans la peur. Dans aucune peur. Si vous avez des peurs, prenez soin de les gérer vous-même. Et si vous n’y arrivez pas, ou si vous êtes en train de les gérer, trouvez un moyen de préserver vos enfants. Laissez-les juste être, et découvrir le monde, la vie. Laissez-les exprimer qui ils sont, sans peurs héritées, sans schémas inconscients hérités, sans barrières héritées. Permettez-leur de découvrir.
Bien entendu, il faut mettre des limites. Les parents sont des guides, et qui dit guide, dit préparation préalable du chemin, et proposition du chemin à l’enfant. Les limites doivent être saines, et non fondées sur nos propres conditionnements, manquements, peurs, ou héritages distordants.
C’est important de prendre cet engagement, et il n’est jamais trop tard pour corriger le tir. Si vous pensez que c’est trop tard parce que les enfants sont déjà là, et que les limitations sont déjà transmises, vous faites fausse route. Il est encore temps de vous prendre en main et de corriger vos trajectoires communes. Prenez sur vous de guérir, et au fur et à mesure de la guérison vous verrez que vous allez modifier votre comportement vis-à-vis d’eux et l’héritage transmis va se modifier. Ceci leur permettra de se réajuster. Bien souvent, lorsque les enfants ne sont pas encore adultes, ils ont besoin (plus que les adultes en tous cas) de sentir que l’impulsion vient des parents.
Si vos enfants sont déjà adultes, ayez une conversation ouverte, et avouez leur que vous vous êtes tout simplement trompé. Il ne tiendra ensuite qu’à eux ensuite de prendre leur responsabilité vis-à-vis d’eux-mêmes et de leur propre évolution.
Pour conclure
Dans tous les cas, que vos enfants soient adultes ou encore petits, montrez l’exemple. C’est aussi cela le rôle du guide. Le guide est là pour apprendre de l’apprenti, apprendre à l’apprenti, et montrer l’exemple à l’apprenti.
Quand on est parent, on se sent bien souvent dépassé, et on a du mal à projeter sur le long terme l’impact de nos interactions présentes avec nos enfants. Bien souvent nous ne nous rendons pas compte des dégâts que nous causons à leur future évolution, justement parce que nous pensons faire de notre mieux et faire les choses comme il faut. Apprenons à nous remettre en question sans cesse, et à accepter d’évoluer non seulement en tant que humain sur terre, mais aussi en tant que parent.
C’est ce que je souhaitais partager aujourd’hui. J’espère que ça vous inspirera dans votre voyage de parents d’enfants du nouveau monde.
Portez-vous bien, et à bientôt pour un prochain partage !
Avec Amour,
Gwladys
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